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Aventure Dakar

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41. Quelques photos

Le français Eric AUBIJOUX au passage au km 246.01 de l'étape 12.
Peut-être une des dernières photos prises de ce pilote qui trouvera la mort au terme de l'ultime étape à Dakar.

Le Buggy du russe SHMAKOV au bivouac de Tambacounda

La moto de Marc COMA le jour de son abandon au bivouac de Tambacounda

Le Buggy 310 de SCHLESSER

La Nissan de Paul BELMONDO

Y'aurait pas une surcharge là ?

Quelque part sur le tracé de la 12ème étape

Un bédouin rencontré sur la 12ème étape

Mon premier bivouac sur les pistes du Dakar !

Et mon premier repas à la lampe frontale. Que du bonheur !!!

Des villageois fiers d'être pris en photo

Le Cap AGBO qui nous a accueilli à 4 reprises chez lui

Le même Cap AGBO en belle tenue avant une séance avec le Cdt de Légion

Prévention dans une classe du Mali

SCHLESSER, 3ème au général final, après sa descente du podium à Dakar

Vincent et moi


40. L'ultime journée à Dakar

Cette dernière journée à Dakar était placée sous le signe de la détente.

Pendant que Vincent et d'autres membres du PSR étaient au port de Dakar pour effectuer la restitution des véhicules, j'étais astreints à la mise à jour des quittances et des comptes de la caisse mise à disposition par ASO pour les frais inhérents à notre séjour (taxes, carburants, etc.). Pas une mince affaire . . .

Dès 10h30, après plus d'une heure de casse-tête mathématique, le temps du repos arriva enfin ! Au programme, apéro et dîner sur la terrasse de notre hôtel avec Arnaud, Vincent, Rodrigue, Bernard, Philippe et Yann, tous équipiers du PSR.

Après le repas, certains se sont "soumis" à une sieste réparatrice pendant que d'autres flânaient en ville. Quant à Jean-Marc, Arnaud et moi, nous avons pris une pirogue qui nous a amené sur une charmante petite île située face à notre hôtel où nous avons passé une partie de l'après-midi.

A 18h00, nous avons commandé plusieurs taxis et avons pris la direction de l'aéroport de Dakar afin d'y faire enregistrer nos bagages.

Nous avons ensuite voulu reprendre des taxis pour nous rendre dans un bon petit resto en bord de mer, tenu par des français. Mais là, ce fut l'émeute ! Enfin, c'est un bien grand mot, quand bien même c'était chaud, très chaud. En effet, les prix demandés par les chauffeurs n'étant pas corrects, nous avons fait mine d'aller prendre des taxis ailleurs qu'à la station de taxis officiel de l'aéroport, ce qui a eu le don d'énerver profondément certains excités locaux dont un nous empêchait avec virulence de monter dans un autre taxi que le siens ! Il s'en est d'ailleurs fallu de peu que des coups ne soient échangés. Finalement, pour éviter d'en arriver là, nous sommes ressortis de notre taxi faisant mine d'aller dans celui de l'homme qui voulait nous prendre pour finalement partir en courant vers un autre taximan (rire). Nous avons sauté dans son véhicule et l'avons sommé de partir promptement pour éviter les problèmes. Ouf, c'était chaud, show !!!!!!!

Bref, finalement nous sommes arrivés entiers au resto où la Langouste nous était offerte par la direction du rallye.

Durant le repas, le chef de la sécurité du rallye, Roger KALMANOVITZ est passé nous dire un petit bonsoir et nous remercier pour le travail accompli durant les 3 semaines.

Vers 22h30 ce fut l'heure de quitter la table, direction l'aéroport où le décollage de notre vol de retour sur Paris était prévu à 00h45. L'aéroport était essentiellement occupée par des gens du rallye (mécaniciens des différents teams et pilotes confirmés ou non tels que Schlesser, Alphan ou Peterhansel).

C'est à 07h30 que nous sommes arrivés à Orly. Mon vol retour sur Genève était fixé à 16h50. Aïe, la journée s'annonçait longue. Finalement, EasyJet me facturant une taxe très salée pour le poids trop élevé de mes bagages, j'ai décidé d'abandonner ma réservation et de me rabattre sur le TGV au départ de 13h00 de la gare de Lyon. C'est à 17h45 que je suis arrivé au bout de mon périple Dakarien et que j'ai pu tomber dans les bras de ma petite femme qui m'attendait à la gare.

D'ailleurs, rien que pour ce moment là tu devrais me laisser repartir l'année prochaine chérie !!!!!!!


39. c'est pas fini

Avant de mettre un point final à ce blog, vous aurez encore droit à 2 articles.

Celui de l'ultime journée et un résumé général avec mes impressions sur ces 3 semaines ainsi que quelques photos supplémentaires.

Il n'est pas encore temps d'écrire le mot FIN.

N'hésitez donc pas à venir encore ces prochains jours jeter un petit coup d'oeil sur ces pages . . .


38. L'étape du Lac Rose

Voilà, dimanche 21 janvier, déjà . . . Que le temps passe vite.

Hier soir, peu avant de se coucher, nous avons pris connaissance d'un changement dans notre mission pour cette ultime étape. Alors que nous aurions dû être sur le parcours course afin, nous avons été informés que finalement, nous prendrions position sur la liaison entre l'hôtel Méridien, lieu où est concentré toute la carvanne du rallye en parc fermé, et le départ du S.S.

La direction de course a souhaité notre présence dans les villages situés en fin de liaison, endroits où sont concentrés une forte population et où de très nombreux véhicules vont passer, puisque concurrents, assistance, presse et spectateurs empruntent le même itinéraire.

Pour tout le monde, l'annonce de cette nouvelle déclenche une grande déception, et principalement pour les éléments de SR 1 à 4, puisque eux n'auront donc pas eu une seule fois l'occasion de voir passer les concurrents en course, ce qui aurait dû être le cas sur cette ultime spéciale.

Nous quittons donc le Calao vers 06h30, afin de parcourir les 36 kms de liaison sans être bloqués dans le gros de la circulation.

Pour Vincent et moi, nous prenons position à un carrefour, avec 3 gendarmes sénégalais, où nous devons trier les dossards entre concurrents, presse et véhicules d'assistance, tous n'ayant pas accès au départ du S.S. (secteur sélectif pour mémoire), les gendarmes ne sachant pas faire la différence entre les véhicules de course et ceux d'assistance.

Lors de son passage à ma hauteur, Philippe COTTET n'a pas manqué de s'arrêter pour me serrer la pince et échanger quelques mots, tout comme l'a fait Cyril DESPRES, le vainqueur moto et sa garde rapprochée de KTM pour saluer Vincent mon équipier.

Cyril DESPRES et sa garde rapprochée KTM, le no 4 Iside ESTEVE PUJO et le 9 Chris BLAIS.

Vers 13h00, nous recevons le feu vert pour gagner la zone d'arrivée, le "village arrivée" au bord du Lac Rose. J'ai ainsi pu assister à la remise des prix des vainqueurs auto et moto et le passage de nombreux concurrents sur le podium. Il faut en effet savoir que tous les concurrents arrivés à Dakar, du premier au dernier, ont droit aux honneurs du podium. Nous avons ainsi eu l'opportunité de cotoyer de nombreuses personnalités, d'échanger quelques mots avec l'un ou l'autre pilote et de faire quelques photos avec eux. Là encore un grand moment pour moi et certains autres membres du PSR qui étaient là pour la première fois.

Stephane PETERHANSEL et son navigateur Jean-Paul COTTRET sabrent le champagne.

Luc Alphand à l'interview

Cyril DESPRES et votre serviteur

Et puis, vers 1545, ce fut déjà temps de quitter les lieux pour gagner notre point de sécurité sur le trajet devant ramener la caravane du rallye à l'hôtel Méridien. Ainsi, Vincent et moi prenons position dans le premier village après la zone d'arrivée, un endroit où un nombreux public local était massé au bord de la route dont un groupe de jeunes enfants assez agités. J’ai décidé de me placer au milieu d’eux car je redoutais le pire. Après quelques minutes passées sur place, mes yeux ne quittaient plus ces enfants qui chahutaient passablement au bord de la chaussée au passage des voitures de course. Bien m’en a pris puisqu’un moment donné, une fille, âgée tout au plus de 7 ans, a poussé une autre du même âge sur la route. Je l’ai immédiatement saisie par le bras ce qui évita le choc entre sa frêle stature et un taxi qui arrivait au même moment. Pfffff, le pire a été évité !

Après plus d’une heure passée sur place, nous avons repris la route direction l’hôtel Méridien et le parc fermé où nous avons procédé au démontage de tous les appareils équipant notre véhicule (GPS, Iritrack, antennes, cables, etc.) et à leur restitution. A l’issue, nous avons regagné notre hôtel d’où nous sommes repartis à 20h30 pour le Club Med où était organisée la soirée des équipiers.

Cette soirée, mise sur pied ASO, réunissait tous les membres de l’organisation avec au programme cocktails, buffet autour de la grande piscine et musique locale, était l’occasion de clôturer la belle aventure. Elle aura également permis de partager quelques impressions avec Gérard, alias “ Papa Charly ” pour PC, l’homme qui aurait dû faire partie du PSR et qui finalement a été la voix du Dakar au PC course. C’était d’ailleurs assez étonnant d’entendre sa voix sur les ondes de la VHF lorsque j’ai annoncé notre position au PC course le 18 janvier, alors que j’avais quitté Gérard au week-end équipiers à Paris début décembre.

J’ai également profité de cette soirée pour poser une question à Etienne LAVIGNE le directeur du rallye. En effet, le 18 janvier, lors de mon premier passage sur le bivouac course, j’ai croisé Etienne qui m’a demandé si j’avais de quoi alimenter mon blog, alors que je ne lui en avait jamais parlé. Pendant plusieurs jours, cette question m’a taraudé l’esprit ! Je me demandais si j’avais commis un impair en tenant à jour mon blog. Je n’avais pas eu l’opportunité de lui poser la question sur le moment, lui étant occupé avec quelqu’un et moi appelé à l’avion PC course. Fort heureusement, Etienne LAVIGNE n’a rien trouvé à dire sur mon blog, idée qu’il a même trouvé très positive. Ouf . . .

Ouahou !!! Le Dakar c'était cool à l'air de dire l'américain Robby GORDON 8ème au classement général final.


37. Sur l'étape 14

Avec un peu de retard (une semaine !!!), voici la fin de l'aventure, comptée et écrite par moi-même depuis la Suisse et non plus depuis mon petit clavier de téléphone portable. Que c'est agréable . . . Et pour vous la chance d'avoir les premières photos !!!!

Après avoir roulé une bonne partie de la nuit sur quelque 360 kms, dont 180 kms de route défoncée, nous arrivons à l'arrivée du secteur sélectif de cette étape 14 de samedi à 03h15 du matin totalement anéantis par la fatigue. En effet, il faut être très concentrés la nuit sur ces routes où les animaux ont la fâcheuse habitude de déboucher d'un buisson et de traverser la chaussée au moment ou vous, vous arrivez avec votre véhicule ! Les charmes de l'Afrique . . .

Nos 2 patrouilles, SR 5 et 6, doivent respectivement prendre position aux kilomètres 220.55 et 214.41 du secteur sélectif qui en compte 225.

Ci-dessous la page du road-book. Le 4ème case depuis le haut, au km 214.41 correspond au point précis sur lequel je me trouvais au passage de la course.
Le petit dessein à droite de la case veut dire qu'à la hauteur du l'arbre se trouvant sur la droite de la piste commence le début de la zone limitée à 30 km/h (DZ 30). Le V sur le dessein veut dire village. Juste après l'arbre, il y a une piste qui part à gauche qu'il ne faut pas emprunter mais prendre la direction de la flèche et traverser le village.

Nous décidons de faire notre petit bivouac à la fin de spéciale, à l'écart des villages, pour avoir la paix ! Vu le peu de temps, nous hésitons à sortir nos tentes. Finalement, afin d'être à l'abri des petites bêtes et des grandes aussi, nous plantons nos tentes. Après une toute petite nuit de 3 h de sommeil, nous nous levons vers 07h30. Au programme, décrassage des hommes, rangement du matériel (tentes, etc.) et petit café chauffé au camping-gaz évidemment, comme cela a été le cas durant tout le périple.

Vers 08h00, nous prenons la piste, direction nos points de sécurité. A l'arrivée à notre point, le village de Sadio qui compte 6'000 à 7'000 habitants, Vincent et moi sommes heureux de voir que les brigadiers, vêtus de leur équipement orange distribués 10 jours auparavant, sont bien présents au rendez-vous.

Les brigadiers (en orange) sont prêts lors de notre arrivée. Le message est donc bien passé !!

Rapidement, vu la densité de population et le nombre d'enfants en bas âge, nous nous rendons compte que les 10 kits distribués le 10 janvier dernier ne suffiront pas à garantir une sécurité optimale, même si les concurrents seront tenus de rouler à 30 km/h max. dans cette localité conformément aux directives du GPS. Nous décidons donc de prendre avec nous un des brigadiers qui parle le français et de traverser le village, long de 1,5 km, afin qu'il recrute des personnes de confiance à qui distribuer d'autres kits de sécurité (t-shirts, casquettes, sifflets et drapeaux) afin que ces gens officient comme brigadiers. Finalement, c'est quelque 10 kits supplémentaires que nous avons donnés aux habitants.

Après avoir trouvé ce "personnel" supplémentaire, nous prenons position à l'entrée du village, au bout d'une très longue ligne droit où les pilotes devraient arriver à 140 km/h ou plus et informons le PC course par radio VHF de notre emplacement au tout début de la zone limitée, où de nombreux enfants attendent déjà le rallye.

Tout au long de la journée, les concurrents défilent devant nous déclenchant des manifestations de joie chez les enfants qui nous entourent. Même si, vers la fin de l'après-midi, une certaine lassitude commence à les gagner et que certains quittent les lieux.

Le motard hollandais Patrick VAN LEE passe devant les enfants de Sadio et notre véhicule.

Le français Thierry BETHYS

L'espagnol Carlos SAINZ et son VW Touareg qui remportera cette 14ème étape.

Stephane PETERHANSEL et son Mitsubishi Pajero leader du classement et grand vainqueur de ce Dakar 2007.

Le japonais Hiroshi MASUOKA, ancien vainqueur du Dakar.

Pour ces enfants, tout est sujet à joie mais aussi à cadeau. Les Toubabs (hommes blancs) sont une cible idéale pour quémander mille et une choses. Il est d'ailleurs désagréable pour nous de manger et boire sous leurs yeux demandeurs alors qu'il nous est impossible de le faire d'une manière discrète.

A son passage au km 214.41, Philippe COTTET, le motard suisse, ne manque pas de me saluer. Bien sympa de sa part !

D'autres pilotes de pointe n'hésitent pas à nous faire un petit signe de la main, comme Robby GORDON à bord de son Hummer ou encore Luc ALPHAND. Et j'en oublie . . . Sans doute une manière pour eux de nous dire merci pour le boulot et de se dire que ce soir, ils seront arrivés à Dakar.

Robby GORDON lors de son passage au km 214.41.

Vers 16h30, nous quittons notre point, alors que tous les concurrents ne sons pas encore passés, direction la fin d'étape puis les 227 kms de liaison qui doivent nous amener à Dakar.

En raison de la très forte densité de circulation, un vrai calvère, ce n'est que vers 21h30 que nous ralions notre hôtel, "Le Calao", sales (nous, pas l'hôtel !), puant, fatigués et heureux d'êtres arrivés. Nous rejoignons le reste de l'équipe PSR et notre chef, Paul, qui nous attendant pour le repas du soir avant l'étape finale de demain . . .


36. Un soleil de plomb

;-/

Aujourd'hui, c'est la 13ème étape passée sous un soleil de plomb !

Un grand merci aux militaires français, en congé, qui nous fournis 5 litres d'eau glacée.

Nous nous trouvions à 6 kilomètres de la spéciale à 08h30... Nous avons quitté les lieux à 16h30 direction le bivouac. Quelques courses...une visite..un bon repas....et les formalités policières...

Ensuite, nous passons chez le Capitaine AGBO pour une bonne douche. Je ne vous donne pas les détails sur notre état après 2 jours dans la poussière des pilotes...

Il est 21h00, nous prenons la route pour plus de 300 kilomètres à parcourir en direction de la spéciale de demain. Sur le bivouac, j'ai pu discuter avec Philippe COTTET, motard suisse toujours en course tout comme Cyril TRISCONI, l'autre pilote hélvète qui participe à son premier DAKAR.

Je quitte mon clavier pour aider mon équipier sur cette route défoncée. ;-(


35. Reportage FRANCE 2

Départ à 07h00 de KAYES ! Nous avons parcouru 128 kilomètres dont 11 à l'envers de la spéciale afin de rejoindre notre point de sécurité situé à 10 kilomètres de l'arrivée.

Sur place, nous avons attendu pendant 4 heures en compagnie d'une équipe de FRANCE 2. Ces reporters ont profité de tourner un reportage sur nos missions. (Diffusé le jeudi 18.01.07)

Comme prévu, les concurrents ont jardiné...

Les nombreuses brigades étaient bien placées dans les villages comme instruites 10 jours auparavant lors de notre premier passage.

Au passage du premier pilote deux roues ROMA, l'émotion était très forte pour moi...

Après 9 heures passés en bord de piste quittmor, nous avons regagné notre bivouac "course" pour les réparations de notre JEEP et pour manger un morceau.

Ensuite, c'est reparti ! Nous avons roulé toute la nuit pour rejoindre l'étape de demain.


34. TV

;-)Dès aujourd'hui, toutes les images que vous verrez à la TV se sont des endroits où je suis passé...Peut-être que vous verrez ma frimousse sur l'écran. :-) A bientôt

33. Mercredi, ben c'est permis aussi...

:-) non ?

Nous avons parcourus les 126 derniers kilomètres de l'étape 12 puis liaison sur bitume jusqu'à KAYES pour un total de 253 kilomètres parcourus.

Pour la première fois, nous avons croisé des véhicules de la presse et de médecins du rallye.

Cela prouve bien que la course est proche de nous ! Et oui, dès demain, je serai sur la course...Le grand moment tant attendu pour moi est dans quelques heures :-)